Le charisme s'apprend, et il commence par une seconde de silence.
Introduction
Entrez dans n'importe quelle salle de réseautage et regardez qui attire tout le monde.
Ce ne sont ni les plus beaux ni les plus riches.
Ce sont ceux qui vous donnent l'impression d'être la personne la plus intéressante de la pièce.
Voilà la thèse de Comment parler à tout le monde : 92 petites astuces pour réussir brillamment ses relations, de Leil Lowndes.
Le charisme se joue avant le premier mot
La plupart des gens pensent que le charisme est un don de naissance.
Faux.
La première impression se forme en une dizaine de secondes, et elle repose surtout sur la posture, le regard et l'expression.
Pas sur ce que vous dites.
Prenez le sourire.
Un sourire immédiat, distribué à tout ce qui entre dans votre champ de vision, ressemble à de la politesse.
Un sourire retardé change tout.
Regardez le visage de l'autre, laissez passer un instant, puis laissez un sourire chaleureux monter jusqu'aux yeux.
Ce court délai prouve que le sourire vous est réservé.
Pensez à la dernière fois qu'on vous a salué sans vraiment vous voir.
Vous l'avez oublié aussitôt.
Celui qui a pris le temps de vous regarder, vous vous en souvenez.
Un sourire arrive sur votre visage comme un lever de soleil, ou il n'arrive pas du tout.
Mais un beau regard ne sert à rien si la conversation s'éteint dix secondes plus tard.
Posez les questions que personne ne pose
Un détail change tout dans une conversation, et il tient en huit mots.
« Comment occupez-vous la plupart de votre temps ?
» Voilà l'alternative à la question sur le métier.
Là où « Que faites-vous dans la vie ?
» déclenche une réponse de CV récitée en pilote automatique, celle-ci ouvre la porte à ce qui compte vraiment pour l'autre.
Le principe derrière : mettez le projecteur sur votre interlocuteur et gardez-le là.
Plus vous le tenez éloigné de vous, plus on vous trouve fascinant.
Une mécanique toute simple permet de relancer : répétez les derniers mots qu'il vient de prononcer, et il continue.
Ensuite, creusez.
Il parle d'un projet ?
Demandez ce qui l'a inspiré.
D'une difficulté ?
Demandez ce qu'elle lui a appris.
Quelqu'un qui évoque ce qui lui tient à cœur vient de vous remettre la feuille de route des dix prochaines minutes.
Les meilleurs interlocuteurs parlent peu et retiennent tout.
Pourtant, poser la bonne question ne suffit pas encore.
Il reste la manière de vous tenir pendant que l'autre répond.
Reflétez l'autre sans le singer
Voici le passage qui retourne le plus de croyances.
On croit gagner la sympathie par ce que l'on dit.
En réalité, on la gagne par ce que l'autre reconnaît de lui-même chez vous.
Reprenez un mot qu'il a employé.
Adoptez son rythme, son niveau d'énergie.
Entendre ses propres mots revenir dans votre bouche crée une connivence silencieuse.
Il sent que vous partagez ses valeurs et ses expériences.
Tout tient dans la dose.
Reflétez trop vite et trop fort, et vous ressemblez à quelqu'un qui se moque.
Attendez, puis glissez doucement.
Il croise les bras.
Patientez, puis déplacez votre posture dans le même sens.
Allez plus loin : glissez des « nous » et des « notre » dans vos phrases, et vous bâtissez un terrain commun avant même qu'il existe.
La connivence ne se fabrique pas avec des phrases, mais avec une présence.
Si ces idées ont changé votre regard sur le charisme, quelqu'un dans votre entourage a probablement besoin de les entendre aussi.
Résumé Final
Ce résumé de Comment parler à tout le monde, de Leil Lowndes, relie trois gestes en un seul fil : un regard qui fait sentir à l'autre qu'il compte, des questions qui l'invitent à parler de ce qui l'anime, et un miroir discret qui installe la confiance.
Mais le livre compte quatre-vingt-douze techniques, et vous n'en avez entrevu que trois.
Il reste à découvrir comment entrer dans une salle sans paraître désespéré, comment rattraper une conversation qui s'enlise, et comment formuler un compliment qui reste gravé.
Pour le résumé complet de Comment parler à tout le monde, rendez-vous sur l'application StoryShots.